Le CBD et le THC sont tous deux des molécules présentes dans le cannabis. Aussi, leurs effets portent souvent à confusion. Cependant, à la différence du THC, le CBD ne provoque aucun effet stupéfiant. Bien au contraire, il a des effets bénéfiques sur l’organisme.

On lui attribue notamment des propriétés antalgiques et anxiolytiques. Pour bénéficier de ses vertus, l’utilisateur peut le consommer de différentes manières. Il peut choisir entre les gélules, l’huile et les e-liquides au CBD.

Mais que se passera-t-il en cas de test ? Le CBD peut-il être détecté par un dépistage salivaire ? Peut-on conduire après l’avoir consommé ? Les réponses à ces questions dans cet article.

Le CBD contient très peu de THC

Le CBD est aujourd’hui proposé en vente libre, sous des formes variées. Sur différents sites internet spécialisés, les consommateurs peuvent en commander en toute liberté. 

En parallèle, les pouvoirs publics ont renforcé le contrôle routier. Depuis 2016, la gendarmerie utilise ainsi des équipements de dépistage de stupéfiants plus performants. Le test se fait par une analyse de la salive, et non par une prise de sang comme tel était le cas auparavant. 

Le dépistage salivaire a été conçu pour détecter 4 types de drogue, que sont le cannabis, l’amphétamine, l’héroïne et la cocaïne. Le résultat est obtenu en quelques minutes seulement. D’ailleurs, certaines entreprises ont aussi adopté cette méthode de dépistage afin de s’assurer que leurs employés sont sobres.

Pour les consommateurs, la question se pose alors : est-ce qu’un dépistage salivaire peut détecter le CBD ? Peut-il faire la distinction entre le THC et le CBD ? La réponse à ces questions est simple : le CBD n’est pas détecté lorsque le produit consommé a une faible teneur en THC. 

En effet, techniquement, le test salivaire n’est pas conçu pour détecter le CBD, mais les résidus de THC qui restent dans la bouche après la prise de cannabis. Le résultat est donc positif, uniquement lorsque la teneur en THC du produit consommé est élevée.

Cependant, les produits commercialisés en France contiennent généralement moins de 0,2 % de THC. Ils ne seront donc pas identifiés par un dépistage salivaire. Au-delà de ce seuil, il arrive toutefois que le résultat soit positif. Les produits ayant une teneur élevée en THC restent même détectables au dépistage salivaire pendant 4 h à 6 h après la prise.

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Mais, éviter de consommer du CBD avant de conduire

La consommation de CBD est autorisée en France, du moment que le taux de THC est inférieur à 0,2 %. Il n’a aucune action psychoactive, et n’impacte pas les fonctions motrices et cognitives. 

Cela dit, sa consommation doit être évitée avant de prendre le volant. Certains produits peuvent contenir un taux élevé de CBD, et risquent d’être détectés lors d’un dépistage salivaire. De plus, la molécule peut se transformer une fois dans l’organisme. 

Un résultat positif peut pourtant avoir de lourdes conséquences telles que le retrait de points sur le permis, l’immobilisation du véhicule, voire une peine d’emprisonnement.

En cas de prise, il faut donc choisir des produits avec des informations fiables et précises concernant la teneur en THC et en CBD. Attendre au moins 5 h à 6 h est aussi nécessaire avant de prendre le volant. Le CBD peut effectivement provoquer un état de somnolence, un effet lié à sa propriété relaxante. Il peut donc altérer la concentration du conducteur. 

Force est toutefois de constater que les effets et la durée de détection du THC sont différents d’une personne à une autre, suivant l’état de chacun et la fréquence de consommation. 

En somme, le CBD n’est pas détectable lors d’un dépistage salivaire, du moment que la teneur en THC est faible. Néanmoins, par sécurité, il vaut mieux éviter d’en prendre avant de conduire.

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