La fabrication de la résine de cannabis éveille aussi la curiosité des adeptes de CBD. Vous êtes nombreux à vous demander s’il est possible de dénicher du cannabidiol sous forme de résine, un produit dérivé bien plus simple à consommer pour certains. Diverses méthodes sont couramment employées pour en fabriquer. 

Les principaux points à connaître sur la transformation du cannabis en résine

Avant toute chose, il est bon de préciser que la résine est principalement issue des têtes de cannabis. Elles présentent les fameux trichomes renfermant à la fois des cannabinoïdes et des terpènes aromatiques. L’objectif sera donc d’isoler ces éléments afin d’obtenir un produit suffisamment concentré. Toutefois, on prendra aussi quelques précautions afin que de la matière végétale et des impuretés ne se retrouvent pas dans le haschich. 

Vous vous demandez peut-être pourquoi ne pas isoler uniquement les cannabinoïdes ? Sachez alors que les terpènes restent indispensables pour donner de l’arôme au produit fini. C’est tout le principe de l’effet d’entourage. Les hydrocarbures terpéniques n’apportent pas uniquement une saveur particulière à la préparation, elles en renforcent également les effets, ce qui promet une expérience bien plus satisfaisante pour les consommateurs. 

Dans tous les cas, si transformer le cannabis en résine parait simple au premier abord, il n’en est rien. Les producteurs doivent :

  • Faire un tri minutieux des têtes de chanvre ;
  • Choisir le procédé le plus adapté selon les spécificités génétiques des plantes retenues. 

Vous l’aurez deviné : il existe plusieurs façons de procéder. 

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Cette première méthode est la plus simple à exécuter, car elle ne nécessite aucun équipement particulier si ce n’est un tamis. D’ailleurs, pour en fabriquer un, il suffira de recouvrir un saladier à l’aide d’un tissu fin. Après y avoir déposé les têtes préalablement effritées, on recouvrera encore le tout d’un film en plastique. Une fois que c’est fait, pas besoin de secouer pour récupérer les trichomes. On se contentera de battre le haut du saladier à l’aide d’une baguette. 

Afin d’améliorer la qualité du produit, les producteurs peuvent procéder à plusieurs affinages en tamisant une ou plusieurs fois le produit récupéré. Le « kief » doit ensuite être malaxé à la main ou pressé pour obtenir de la résine. La chaleur permettra le cas échéant d’en modifier la saveur pour s’adapter au goût de chacun.

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La méthode « Ice-o-lator » pour fabriquer du hash

Comme son appellation le suggère, cette technique consiste à utiliser de la glace pour détacher les trichomes. Pour l’exécuter de manière simple, il suffit de laisser dans le réfrigérateur les têtes de cannabis. Après 48 heures, on placera le tout dans un bac où l’on ajoutera de l’eau et des glaçons. Il faut ensuite mélanger le tout à l’aide d’un bâton pour ensuite procéder à plusieurs tamisages. À cette occasion, on emploiera des tamis aux mailles de plus en plus fines.

Le produit final devra ensuite être séché à l’air libre sans qu’il soit exposé à la lumière du soleil. Ici encore, la qualité de la résine dépendra en grande partie des précautions prises par les producteurs. L’eau employée doit être la plus pure possible. Il est tout aussi important de s’assurer de la propreté des fournitures utilisées. 

Quid de la résine de CBD ? 

Les procédés décrits plus haut peuvent également être employés pour fabriquer de la résine de CBD. Pour ce faire, il faut tout simplement se procurer des têtes issues des variétés de cannabis riche en cannabidiol. Pour vous éviter plusieurs jours d’affinage, mieux vaut se tourner vers de la résine de CBD proposée par les boutiques en ligne spécialisées à l’exemple de CBD Dundees.

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