En matière de genre cinématographique, les amateurs de films sont servis. Les thrillers, les séries romantiques et les histoires qui relèvent de la science-fonction ont certainement bercé votre enfance. 

Alors qu’une pluralité de films raconte les aléas vécus par des consommateurs de drogues, d’autres abordent l’usage du cannabis sous un angle comique. Voici une liste de productions réalisées dans cet esprit et diffusées au grand écran :

  • The Big Lebowski ; 
  • Rockers ; 
  • Arnaques, crimes et botanique ; 
  • Las Vegas Parano ; 
  • Human Traffic ; 
  • Tenacious D in The Pick of Destiny ; 
  • Spun ; 
  • Friday ; 
  • Cheech et Chong’s Nice Dreams ; 
  • Smiley Face. 

The Big Lebowski

Le personnage principal du film se nomme Jeff Lebowski ou le Dude. Il passe sa vie à fréquenter des bars et à jouer à des parties de bowling. Un jour, il se fait rouer de coups par deux gangsters, envoyés par un certain Jackie Treehorn. Ce dernier, qui se trouve être le créancier de l’épouse du milliardaire ciblé, pensait avoir trouvé sa victime. Face à une telle injustice, le Lebowski lésé cherche à entrer en contact avec la personne avec qui il a été confondu. Il espère obtenir une éventuelle réparation. Toutefois, les évènements ne se passent pas comme il les avait prévus. 

Sorti le 6 mars 1998, The Big Lebowski totalise 20 millions d’exemplaires vendus en DVD. Les frères Coen ont en fait un film culte, doté d’un charme particulier. Étant donné que les personnages se retrouvent souvent dans des situations dénuées de logique, l’humour est au rendez-vous. Vous pouvez vous identifier à des acteurs qui se rebellent contre un système prônant la recherche du profit et les idées rationnelles. 

Rockers

Ce film documentaire jamaïcain diffusé en 1978 raconte l’histoire d’un musicien appelé Horsemouth, qui habite à Kingston. Pour compléter ses revenus, Leroy Wallace (son vrai nom) commercialise des disques auprès des marchands desdits supports audio. Il est contraint d’interrompre cette activité lorsqu’il se fait subtiliser sa moto par la mafia. Pour la récupérer, il sollicite ses amis. La fille du chef de gang, séduite par le batteur, ne manque pas d’aider ce dernier dans sa quête. Les deux aventuriers décident de redistribuer les biens volés par les mafieux aux moins lotis. 

Tous les maux gangrénant la société jamaïcaine, à savoir le racisme et la pauvreté, sont illustrés à travers ce long métrage. Une partie chrétienne de cette population considère la musique reggae comme étant celle des incultes. De plus, celle-ci véhicule, selon elle, une culture à oublier. Cette adaptation de Robin des bois met en évidence la victoire du style rasta sur les valeurs partagées par la classe moyenne de l’époque, influencée par le modèle occidental. 

À lire : Les meilleurs films qui parlent de weed

Arnaques, crimes et botanique

Accompagné de trois amis, Eddy s’est adonné à une partie de cartes, dont l’enjeu se chiffre à 100 000 livres. Même s’il compte parmi les plus chevronnés du circuit, il ne parvient pas à remporter la mise, d’autant plus que le jeu a été truqué. En conséquence, il endosse une dette de 500 000 livres, qu’il doit à Hatchet Harry, son redoutable adversaire. Ce dernier exige le remboursement de sa dette sous un délai d’une semaine et le menace. Pour sauver sa peau, Eddy songe à la demeure de son voisin, qui abrite de nombreux spécialistes du trafic de stupéfiants et de devises. 

Guy Ritchie réussit à propulser son premier long métrage sorti en 1998 au rang de film culte, tout comme Snatch. Cette comédie policière britannique connaît un certain succès auprès des jeunes et des adolescents qui expérimentent l’usage du cannabis. Le cadrage, l’enchaînement des évènements et les jeux d’acteurs complètent le tableau.  

Las Vegas Parano

Ce film inspiré du roman de Hunter S. Thompson met en scène le journaliste Raoul Duke qui voyage à Las Vegas pour effectuer un reportage sportif. Avec le Docteur Gonzo, qui est d’ailleurs son avocat, il déroge à ses obligations professionnelles et parcourt les casinos animés et les hôtels luxueux, à la poursuite du rêve américain. Les deux compères en profitent pour consommer des produits euphorisants en grande quantité, ce qui les amène dans un univers psychédélique. 

Sortie en 1998, le long métrage a été réalisé par Terry Gilliam. Joué par Benicio del Toro et Johnny Depp, il aborde la nostalgie des années 60, caractérisée par la démesure. Ce long métrage révèle que l’accomplissement du rêve américain relève désormais de l’utopie. Il montre une vision plus cynique de la réalité, qui s’avère d’ailleurs politiquement correcte. 

Human Traffic

L’histoire narre la vie de cinq amis habitant à Cardiff, au Pays de Galles. Ils passent tous les vendredis soir à s’amuser en boîte, leur manière à eux d’échapper à un quotidien morose et ennuyeux. Cette virée constitue, pour les acolytes, une occasion de prendre de la drogue. Même en flirtant avec le crime, ils espèrent trouver une issue positive à leur style de vie. 

Réalisé par Justin Kerrigan à 25 ans, ce film hédoniste raconte humoristiquement la vie de jeunes drogués anglais plongés dans la culture club. Il permet de comprendre les agissements et les excès des héros plutôt que de les dénigrer. Les personnages ont été inspirés de la vie du réalisateur lui-même, qui a vécu un périple similaire, mais qui s’en est sorti. 

À lire : Les meilleurs livres qui parlent de cannabis

Tenacious D in : The Pick of Destiny

Ce film aborde les débuts du groupe Tenacious D fondé en 1994 par Jack Black. Ce dernier s’est détaché de sa pieuse famille pour vivre son aventure à Hollywood, plus précisément à Venice Beach. Il y fait la rencontre de Kyle Gass, un guitariste. Pour triompher dans l’univers du rock, ils partent à la recherche d’un médiator légendaire, adulé par toutes les stars de ce style musical. 

La vie des deux passionnés de rock en recherche d’inspiration est détaillée à travers une comédie musicale, qui est à la fois un road-movie et un biopic. Il a été réalisé par Liam Lynch, musicien compositeur. Outre l’audace de certaines répliques hilarantes, le film séduit par la qualité des prestations musicales qui y sont jouées. 

Spun

Jason Schwartzman joue le rôle de Ross, 20 ans, un consommateur de produits illicites. Il devient, par un concours de circonstances, le chauffeur d’un fournisseur de stupéfiants, The Cook. Ce dernier, en retour, est supposé l’approvisionner en méthamphétamine. Tout le récit relate sur un ton humoristique le rapport des différents personnages à la drogue et au sexe. 

Ce film à la fois dramatique et amusant dépeint subtilement l’histoire sombre et touchante des personnages à travers des répliques élaborées, parfois absurdes. Ces dernières dégagent une diversité d’émotions : confusion, tendresse et dégoût. La mise en scène se veut être également convaincante. Les premiers pas du réalisateur suédois Jonas Akerlund dans le long métrage se soldent ainsi par un succès.

Friday

Dans les années 90, les Américains noirs ont tenté de s’imposer dans l’univers du cinéma. C’est de cette façon que le film Friday réalisé par Gary Gray est né. Il met en avant les mésaventures de deux habitants, Craig et Smokey, d’une banlieue de South Central, à Los Angeles. L’un perd un jour son travail et sa compagne, tandis que l’autre s’attire des ennuis en consommant la drogue qu’il était supposé vendre. Les deux amis tentent d’arranger la situation dans les plus brefs délais lorsque le fournisseur du quartier profère des menaces à leur encontre. 

Ce film de stoner, qui se distingue par son duo d’acteurs, deux étoiles montantes du cinéma est apprécié par le public pour ses répliques hilarantes et ses scènes cultes qui se déroulent dans un ghetto où la violence et le chômage sont monnaie courante tout comme le trafic de stupéfiants. 

Cheech et Chong’s Nice Dreams

Pour vendre de la marijuana aux consommateurs de drogues dures en toute discrétion, Cheech et Chong ont l’idée de commercialiser de la crème glacée. Avec l’argent qu’ils auront amassé, ils espèrent réaliser leurs rêves, à savoir rencontrer de belles femmes et bronzer au soleil sur des îles paradisiaques. Ils aspirent aussi à s’offrir de nouvelles guitares. Seulement, les forces de l’ordre réussissent à les repérer et les traquent. Pendant leur cavale, les deux complices croisent à Los Angeles des personnages hauts en couleur qui pimenteront leur aventure. 

Ce film est considéré par certains internautes comme étant l’un des meilleurs scénarios réalisés par Tommy Chang, après certains longs métrages comme Up in Smoke. Sorti en 1981, il a constitué, à l’époque, un genre cinématographique encore rarissime, avec un humour complètement décalé. 

Smiley Face

Assise sur le canapé à regarder la télévision comme à l’accoutumée, Jane ingurgite des petits gâteaux que son colocataire a laissés dans l’appartement. Elle se voit obligée de les remplacer le plus rapidement possible, après avoir su qu’ils ont été fabriqués avec de la poudre de cannabis. Engagée dans une course contre la montre, elle souhaite réussir son casting pour remettre la somme correspondant au prix des pâtisseries qu’elle a avalées. 

Issu de la contre-culture, ce long métrage qui aborde la prise de drogue d’une manière décomplexée procure du plaisir à ceux qui le regardent. Ils prennent conscience des réalités liées à la dépendance aux produits stupéfiants, traités sur un ton positif propre à l’ambiance californienne. 

Même si les films sur la culture du cannabis ont particulièrement inspiré les réalisateurs des années 70, 80 et 90, ils restent indémodables. Même ceux qui ne sont pas adeptes de la consommation d’euphorisants y trouvent leurs comptes, l’humour étant un langage universel.

À lire : Les meilleures musiques qui parlent de weed